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Vendetta, de R.J. Ellory 

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J’ai lu ce livre dans le cadre du Mois Ellory sur le blog de Léa Touch Book. Si vous ne connaissez pas cet auteur, je vous propose d’aller voir ce que propose Léa : un challenge, un gros concours en partenariat avec Sonatine et Le Livre de Poche, interviews avec l’auteur… Bref, un mois de folie.

Vendetta est le quatrième roman que je lis de R.J. Ellory et à chaque fois c’est un bonheur de le lire. Enfin façon de parler « un bonheur » : c’est un roman noir. Bien noir. L’auteur n’a pas peur de nous faire plonger dans une Amérique « gouverné » par la mafia. Des pots de vin, des assassinats, de la corruption… bref, on est loin des contes de fées.

Dans ce roman, on  commence par la découverte d’un corps dans le coffre d’une ancienne voiture de luxe. Les équipes en place pour trouver l’identité de ce corps se rendent compte que les empreintes sont classées confidentielles, et donc le dossier remonte au FBI. On apprend que le corps est un homme, un garde du corps de la fille du gouverneur de l’état de Louisiane et que donc cette fille à disparu. Alerte enlèvement, il faut absolument la retrouver ! Et puis un homme, Ernesto Perez se rend et accepte de dire où la fille est séquestrée, à la seule condition que Ray Hartmann l’écoute lui raconter sa vie jusqu’au bout.

Ce roman est un récit sur la vie d’Ernesto Perez, sur tout ce qu’il a fait, de bons mais surtout de moins bon. Cet homme était le tueur à gage de la mafia. Il a réglé plus « de problèmes » pour les Familles qu’on ne peut l’imaginer. Chaque chapitre nous raconte une partie de sa vie dans une ville/un pays différents : La Nouvelle Orléans, New York, en passant par Cuba, Las Vegas, Chicago… La Famille lui disait qui tuer, il le faisait. Ernesto Perez a un talent de conteur. On est absorbé complètement dans son récit, pourtant rien de joyeux dans celui-ci : une vie de tueur, une vie d’appartenance à une Famille italienne, mais aussi d’étranger à cette Famille puisqu’il cubain. Et malgré tout ça, on finit par s’attacher à Ernesto Perez.

Tout au long de ce pavé, presque 800 pages, on se demande quel peuvent être les liens entre l’enlèvement de Catherine Ducane, et tout ce qu’il a fait. Pourquoi elle ? Enfin vient la fin de son histoire, et de nouvelles actions arrivent, on commence à deviner les liens et enfin on comprend tout.

Un roman qui nous plonge dans la noirceur de l’Amérique, dans l’histoire de la mafia, dans la vie d’un personnage qui ne demandait qu’à être quelqu’un, dans un récit noir, lent, glauque à certains moments mais dont on continue de tourner les pages pour en apprendre plus. Un style qui me plait beaucoup, et un auteur à découvrir.