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L'assassin royal, tome 4, de Robin Hobb 

Le poison de la vengeance

 

Royal, l’usurpateur monté sur le trône des Six-Duchés, est persuadé que Fitzchevalerie, son ennemi intime, est mort. Mais celui-ci, caché à l ‘écart de la cour avec Burrich, prépare sa vengeance…

 

Mon avis :

Ce livre va encore être difficile à décrire tant les émotions ont été fortes. Et aussi pour ne pas en dire trop. Donc

/!\ Attention risque de Spoiler /!\

 

On retrouve un Fitz changé, qui m’a vraiment « choqué » dans son comportement. Un Fitz plus loup qu’homme. C’est vraiment étrange et ses réactions « bestiales » font froid dans le dos. Il ne se rend même plus compte du monde de la manière d’un homme, c’est une bête. Nourrir, dormir, chasser… voilà à quoi se résume sa personnalité. Burrich l’aide du mieux qu’il peut à retrouver son humanité. Et cet homme, je l’admire ! Qu’est ce que j’aimerai en apprendre encore plus sur lui ! Malheureusement dans ce tome il encore très peu présent.

Une phrase de Burrich m’a marqué, Il l’a prononce quand Umbre lui demande si il fait confiance à Fitz pour le laisser seul quand il part pêcher… elle montre à quel point Fitz n’est plus un homme : « J’ai dressé beaucoup d’animaux : apprendre à une bête à faire ce qu’on lui ordonne, ce n’est pas la même chose que faire confiance à un homme »

Une fois cette partie passé, Fitz décide d’être « libre », et entreprend son propre voyage : suis-je un loup ou un homme ?

Ce roman est totalement différent des autres romans, il ne se passe plus seulement au château ou à Bourg-de-Castelcerf, sur un laps de temps court, mais Fitz voyage à travers le pays et le roman se déroule sur plusieurs mois. Un peu comme un voyage initiatique. Il se cherche. Le fait de ne plus avoir d’ordre à exécuter est nouveau pour lui. Et il est sans cesse tirailler par son devoir envers Vérité, ses besoins, ses envies (de vengeance, d’amour). Il grandit. Et j’ai beaucoup aimé ce voyage et voir ce jeune garçon devenir un homme.

J’ai vraiment hâte de lire la suite, car c’est toujours trop peu !