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Deep Winter, de Samuel W. Gailey

Danny ne sait pas quoi faire du cadavre qu’il vient de découvrir le soir même de son anniversaire. Ce corps, c’est celui de Mindy, sa seule amie dans la petite ville de Wyalusing, en Pennsylvanie. Depuis la tragédie survenue dans son enfance qui l’a laissé orphelin et simple d’esprit, tous les habitants de Wyalusing méprisent Danny, le craignent et l’évitent. Immédiatement, l’adjoint du shérif, un homme violent et corrompu, le désigne comme l’assassin, et tout le monde se plaît a? le croire. Mais Danny n’est pas prêt à se soumettre. En quelques heures, l’équilibre précaire qui régnait jusqu’ici chavire. Commence alors une chasse à l’homme au cœur des bois alentour. Le shérif, son adjoint et les frères de la victime qui viennent en renfort se lancent dans une course éperdue dont personne ne sortira indemne.

 

Mon avis :

Sur un coup de cœur de Léa Touch Book, j’ai eu envie de découvrir ce roman, cet auteur, et par la même occasion une maison d’édition, bref la totale.

Je me suis laissée guidée, et je ne regrette pas. C’est un très bon roman noir, dans la lignée des romans noirs américains. Avec une ambiance assez sombre, glauque, et macabre.

Danny est un homme qui a des difficultés psychologiques suite a un accident très jeune, qui a causé la perte de ses parents. Il dérange, gêne les gens par sa différence. Dans un petit village de Pennsylvanie, où tout se sait, où tout le monde se connait, il n’est pas accepté. Ils vivent en petit comité, ils ont toujours vécu ici, toujours ensemble, toujours les même têtes… une atmosphère oppressante. Jusqu’à ce que Mindy, la seule qui l’accepte, soit assassinée et qu’il est retrouvé sur les lieux du crime. Alors s’ensuite une course poursuite après Danny… jusqu’à la fin.

On a une alternance de point de vue avec de nombreux personnages, tous plus « fous » les uns que les autres (que ce soit en termes de meurtriers, alcooliques…). L’histoire se déroule en une journée, on voit plus de chose que chacun des personnages et c’est assez frustrant parce que quand on connait la vérité, on veut que l’autre le sache, surtout « les gentils ». Je ne sais pas si je me fais comprendre, mais il y a toujours un personnage qui n’est pas là, au bon moment, et qui du coup manque l’information capitale, et nous, on se demande comment il va faire, comment ils vont réussir ?

Mais c’est ce qui fait aussi que j’ai tourné les pages, pour savoir jusqu’où l’auteur allait aller dans cette noirceur du monde ? Jusqu’où il allait continuer ? Quand est-ce qu’il allait s’arrêter ?

Le seul tout mini bémol : la fin, que j'ai ressenti peut-être trop « happy-end » pour un roman comme celui-ci.

Mais une chose est sûre : c’est un auteur que je suivrai !